Je rebondis sur un article de l’architecte Yves Perret

Créaéco Architecte

Créaéco Architecte

Virginie Cherpin, Architecte DPLG.

Nous intervenons à vos côtés pour l’élaboration de votre projet

Aujourd’hui, j’ai simplement envie de rebondir sur un article écrit par Yves Perret, architecte. Cet article a été écrit en 2009 mais il est toujours autant d’actualité. 

Comme le dit l’auteur lui-même, « il ne fait pas son âge »…

Photo : Peter Fazekas de Pexels

Du coup, je m’interroge… S’il ne fait pas son âge mais que, finalement, agir en ce sens n’apparaît pas comme une évidence pour tout le monde ?
Qu’est-ce qui fait que le monde du chauffage ou bien devrai-je dire le monde de la consommation (sans vouloir froisser qui que ce soit) n’est pas force de proposition de solutions raisonnées ?

@Architectes, @Bureaux d’études, @Artisans, et je rajouterai @Designers Énergétiques bien évidemment, … nos clients ont besoin de nous aujourd’hui plus que jamais.

Personnellement, j’ai fait le choix d’avancer dans la volupté, la sobriété, la simplicité. Ne cherchons pas (ou plus) à compliquer les choses. Avançons simplement, essayons, modifions, améliorons…

Que l’on nous laisse bien acteur dans notre manière de concevoir ! Nous n’avons pas la prétention de tout savoir mais si nous restons dans ce qui se fait depuis « des lustres » comment voulez-vous que le changement s’opère ?
C’est ensemble qu’il faut agir et maintenant…

Photo : Skyler Ewing de Pexels

THERMIQUEMENT VOTRE !

L’excellence thermique ne va t’elle pas se substituer à l’excellence hygiéniste héritée des année 60 ?

Nous sommes bien d’accord : l’excellence thermique est indispensable comme d’ailleurs l’était l’excellence hygiéniste.

Sommes-nous aussi d’accord pour dire que l’architecture HQE (Haute Qualité Environnementale) à peine naissante ne peut se réduire à cette excellence là ?

Toute vision monoculaire de l’architecture (acte de culture) est vouée à l’échec. 30 ans après, nous explosons les fruits de ces visions monomaniaques.

Une architecture est durable si elle peut être aimée, si elle porte et matérialise les facettes multiples, contradictoires qui vous font une humanité.

Nous savons l’inutile indispensable.
Si vous n’en êtes pas sûrs, allez interviewer Mozart, Brancusi ou deux autres inutiles notoires…

Traduire une vision d’un monde qui ne soit pas en miettes, être support de nos émotions, être un lieu d’apprentissage de nos appartenances géo-historiques, faire sentir notre dépendance cosmique, porter la rencontre de l’autre, établir les connivences sensuelles et consolantes avec la matière, fournir un support bondissant à notre imagination… : programme d’architecture.

Habiter c’est s’humaniser, c’est marcher vers ce point de retournement qui nous (r)éveille un jour : “habillé”.

L’architecture, dans sa qualité d’alliance à la nature doit bien baliser ce chemin là.

Bien cordialement,
Yves PERRET
Mai 2009

Photo : Erik Mclean de Pexels

P.S. :
Nous n’isolerons pas Notre-Dame par l’extérieur ! Non, nous mettrons un manteau.
C’est quoi ce 19°C partout ? Ne savons-nous pas que les écarts permettent le fonctionnement de la machine thermodynamique.
Dans un logement, mettre le réfrigérateur dans un espace chauffé n’est pas très malin même s’il est de classe A… Il vaut sûrement mieux le placer dans un espace frais et laisser le condenseur dans un espace à chauffer… ? Nous devons tenter de spatialiser les écarts… Et, “même que si” l’espace est assez froid, on peut, on doit virer le “frigo” ? Avez-vous remarqué que cette classe : la classe ZÉRO n’existe pas?
Pour l’eau fraîche, un pot qui perle l’eau dans un léger courant d’air devrait bien suffire.
La thermique peut aussi nous apprendre L’HABITER (l’habité).

Yves PERRET

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